[COMICS] HARLEEN

Après des études mouvementées qui ont entamé sa confiance en elle, la jeune psychologue Harleen Quinzel pense enfin avoir décroché le poste de ses rêves en étant embauchée à l’Asile d’Arkham afin d’apporter son soutien et son expertise aux plus grands criminels de Gotham. Mais il est un être au sein de cet asile qui va à la fois faire chavirer son esprit et son cœur : le Joker ! Petit à petit, Harleen va se laisser séduire puis sombrer dans un abîme de folie y laissant à tout jamais son innocence et ses illusions perdues.



Bien qu’on retourne à l’Origin Story de notre Harley nationale, je ne m’en lasse pas. Est-ce parce que je suis un fan inconditionnel de ce personnage (après Poison Ivy) ? Ou alors est-ce parce que je ne me suis pas encore remis des derniers films sur cette pauvre enfant ? Un Suicide Squad où elle perd sa place sur l’affiche derrière Will Smith (Deadshot) ? Un Birds of Prey qui aurait pu être décalé et super si les clichés féministes ne se jetaient pas à votre figure à tous les angles de vue ? Je suis alors bien content qu’on retrouve une Harley – certes, moins originale et revue mais qui offre une fraîcheur, une nostalgie.

Dites au revoir au personnage décalé, aux couleurs éclatantes et au burlesque que vous connaissez d’Harley et bonjour, au sérieux et à l’aspect dramatique de Harleen. Ici, on nous dépayse par une Harleen très sérieuse qui connaît des difficultés simples mais dont les choix de vie l’ont mené à Arkham pour une étude. On pourrait la comparer à Poison Ivy dans cette origin story. Une scientifique qui veut prouver qu’elle vaut quelque chose. Toutefois, là où Pamela (Poison Ivy) est forte et sûre d’elle, cette Harleen est peu sûre d’elle.

Les cases sont magnifiques et un découpage intéressant dans le fil des actions. Il y a des références à Mad Love ou encore à Tim Burton que ce soit dans les répliques ou les scènes. La narration (dans les cases rouges) semble faite par Harley elle-même qui revient dans le passé pour raconter son histoire. On l’imagine bien assise en haut d’un pont avec son marteau et lui raconter son histoire dans une attitude triste et nostalgique qui ne lui ressemble pas.

L’histoire – bien qu’elle ne soit pas originale – est étrangement fascinante. Elle prend au ventre et l’univers est dense. L’atmosphère lourde typique de Gotham est bien présente. Il faut donc s’imprégner de cette ambiance qui met un coup de poing. Une fois dedans, on a du mal à en sortir !

Si vous vous voulez de l’originalité, tournez-vous plutôt vers Breaking Glass de Mariko Tamaki et Steve Pugh. Si vous voulez plus de burlesque et de Joker vs Batman, lisez alors Mad Love de Paul Fini et Bruce Timm. Mais si vous voulez voir Harleen dans toute sa gravité, ce comics fait exactement son effet.


TITRE : Harleen
EDITION : Urban Comics (Black Label)
PAGES : 194

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