[WRITOBERAE] JE SUIS UNE FEUILLE BERCÉE PAR LE VENT ET LES DERNIERS RAYONS D’ÉTÉ

2020

Pour le mois d’octobre, je participe à deux challenges d’écriture.

Le premier est le Inkwriter qui constitue d’écrire un mot, un texte, un poème sous toutes formes ; en français ou autres langues chaque jour du mois d’octobre sur un thème (à l’instar du Inktober pour ceux qui connaissent). Le menu a été fait par @acatinthelibrary sur Instagram. Pour ce challenge d’écriture, j’ai donc décidé de faire des haïku (ou du moins essayer ^^) pour chaque thème. Chaque jour, le haïku que j’aurai fait sera posté sur mon compte instagram : @shury.lecture. N’hésitez pas à aller voir et me dire ce que vous en pensez. De plus, un article sera fait à la fin du mois, regroupant tous mes haïkus sur le blog.

Le deuxième challenge d’écriture est organisé par le @portailautoedition sur instagram ainsi que sur son blog où tout est expliqué : ici. Comme pour le Inkwriter, il faut écrire un texte chaque jour en suivant une consigne donnée par un.e auteur.e indépendant. Ce challenge sera fait chaque jour sur le blog et instagram.

Jour 3 : Je suis une feuille bercée par le vent et les derniers rayons d’été

Je réchauffe sous la pluie de soleil mais quelque chose change. Je le sens. Il arrive. Ce qu’on redoute sans le connaître. Mon beau vert chlorophyllien se fane. Je le ressens au plus profond de mes nervures. Mon limbe se transforme en même temps que mon doux soleil faiblit. On est liés. De ma naissance à ma mort, il a été là pour moi. Je faiblis, il faiblit. Mon rayon de chaleur qui s’éteint emportant avec lui mes couleurs verdoyantes. Dans un dernier aurevoir, je me revêt lentement d’un voile chatoyant dans les tons rougeâtres. Aux couleurs de son coucher lorsqu’il passe la frontière de l’horizon. Mais je le sais, je le sens, j’offre pour ce dernier moment, mes plus beaux atours. Mes couleurs naturelles. Ma gaine ne me nourrit plus. J’ai peur mais la douce caresse du vent me réconforte. Avec un délicat effort, j’entame mon envol. Mon attache se défait et je flotte sur le zéphyr qui m’accompagne. La liberté et la tristesse m’emparent. Je voyage quelques mètres et je viens me poser au pied de ma mère. Je veux mourir ici pour la nourrir.
Mais pour le moment, je contemple un nouveau paysage.

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